CD / paroles

Un CD pour les 4 ans du collectif !

Tiré à 200 exemplaires, ce CD est l’œuvre de Mireille, chanteuse et chef d’orchestre du projet, que nous remercions très chaleureusement pour sa générosité et son engagement. Nous remercions également Alice Fagard (« J’ai deux amants ») et la chorale d’Auberbabel (« Bella ciao » et « La lega ») pour leur participation. Mélangeant chansons militantes et chansons festives, cette compilation de huit titres sera vraiment à l’image du collectif et nous avons hâte de vous la faire découvrir ! Rendez-vous donc le samedi 6 juin 2015 pour la mise en vente de ce CD édité pour les 4 ans du collectif !


Voici les paroles des huit chansons présentes sur ce CD (cliquez ci-dessous sur la chanson qui vous intéresse pour accéder directement à ses paroles) :
– 1 « Petite fille veut le monde »
– 2 « Il était une fois »
– 3 « Le zizi perpétuel »
– 4 « J’ai deux amants »
– 5 « Une sorcière comme les autres »
– 6 « Bella ciao » (en italien)
– 7 « La grève des mères »
– 8 « La lega » (en italien)

Et trois petites dernières pour la route (qui ne sont pas sur le CD, mais qui seront très certainement chantées à notre anniversaire le 6 juin) :
« On parle de parité »
« Eternelle »
« L’hymne des femmes »

1 – « Petite fille veut le monde » (paroles et musique de Sapho)

La petite fille veut le monde
Mais son avenir est tout tracé
On prépare un mari pour elle
Une maison pour l’encercler
Lui il ira voir les filles
Et puis il boira du mescal
Elle préparera les quésadilles
Et puisqu’il mange en général.

Refrain :
Oh, la petite fille veut le monde
Oh, c’est trop
Oh, la petite fille veut le monde
Oh, c’est trop

Ça les filles, elles sont très libres
Mais on les regarde de travers
Elles ont que leurs fesses pour vivre
Elles n’ont plus ni père ni mère
Leurs familles ne veulent plus d’elles
Elles rient des hommes dans les bars
Mais personne personne qui les aime
C’est une autre misère noire

Refrain

La petite fille veut le monde
Mais son avenir est tout tracé
Sa mère va faire des ménages
C’est chez des touristes français
Elle revient avec de la viande
Et des récits très luxueux
La Señora est un peu folle
Elle fait rien, elle dessine un peu.

Refrain

La petite fille veut le monde
Elle regarde la Señora
Elle qui a l’air de l’avoir, le monde
Elle est née ailleurs, c’est pour ça.
La petite fille veut le monde
Son avenir est-il tout tracé ?
On prépare une maison pour elle
Son temps sera encerclé.

Refrain


2 – « Il était une fois » (paroles de Mireille Rivat et Colette Schoubert)

Il était une fois, il y a très longtemps
Une femme très jeune et très belle
Arrive, un bonjour sur son grand cheval blanc,
Un beau prince amoureux qui l’emporte

Il chevaucha, l’emmena très très loin
À travers les forêts et les plaines
Et voilà qu’un château apparaît au matin
Il était tout en fer, elle pleura

Il l’emmena dans une aile secrète
Il est midi, si tu veux être à moi pour la vie
Il te faudra toujours mériter mon amour
Et dès aujourd’hui faire tout ce que je te dis

J’ai pour toi deux montagnes de riz et de blé
Qu’il faudra égrener au fil des années
Et tu pourras nourrir pendant plus de 100 ans
Tes enfants et les enfants de tes enfants

Dans l’aile d’à côté, une montagne de laine
Comme la chevelure pâle et enneigée
D’une aïeule épuisée par une vie de peine
Elle perdit tout espoir en regardant la laine

Alors apparut la dernière montagne
Faite de larmes de sang mêlés
Qu’elle devait enfiler comme les perles d’un collier
Pleine de terreur, elle se mit à crier

Elle se retourna, la porte était fermée
Son bien-aimé l’avait emprisonnée
Dans son cœur révolté, un ouragan furieux
A soufflé et les murs sont tombés

Quand le roi revint dans la nuit glacée
Elle avait disparu, elle s’était envolée
Il frissonna en regardant le ciel
Des milliers de sorcières volaient dans la voûte étoilée.


3 – Le zizi perpétuel (de René de Obaldia)

Mon petit frère a un zizi
Mais moi, Zaza,
Je n’en ai pas.

Mon petit frère a un zizi
Toujours placé au bon endroit
Mais moi, Zaza,
Je n’en ai pas.
Pourquoi? Pourquoi?

Il me le montre sans répit
Pour me donner du dépit
Pour se donner un air gaulois
Pour m’enfoncer dans l’désarroi!

Il me le sort en catimini
En tapis rouge en tapinois
Et me le fait toucher du doigt:
C’est assez doux
Comme caoutchouc
Mais y a pas de quoi
Perdre la foi

Et moi, je me dis
Pourquoi mon frère a un zizi
Dans quel tiroir se font les lois?

Le jour et la nuit
Son zizi le suit
Toujours placé au bon endroit.
Et moi, Zaza, dans les draps blancs
J’ai beau me tâter
Me tâter souvent
A la place où ç’aurait dû été
Que du vent! Que du vent!

« Tu verras Zaza
Avec mon zizi
Un jour je serai le Roi » qu’il dit
Tout en lui collant tout autour du sparadrap.

À la fin c’est énervant
De manquer obstinément
De cette sorte d’émolument.

Si j’ai le regard zoulou
Si j’ai le nombril sournois
Si je fais des coups en d’ssous
Si je ne fais pas mon poids
Si je pousse de guingois
Faut pas demander pourquoi!

Mais pourquoi?
Pourquoi?
Parce que mon frère a un zizi
Mais moi, Zaza,
Je n’en ai pas.


4 – « J’ai deux amants » (extrait de L’Amour masqué de Sacha Guitry)

J’ai deux amants
C’est beaucoup mieux car je fais croire à chacun d’eux
Que l’autre est le Monsieur sérieux
Mon Dieu que c’est bête les hommes
Ils me donnent la même somme exactement par mois
Et je fais croire à chacun d’eux que l’autre m’a donné le double chaque fois
Et ma foi
Ils me croient, ils me croient
Tous les deux.

Je ne sais pas comment nous sommes, nous sommes, nous sommes,
Mais mon Dieu que c’est bête un homme, un homme, un homme,
Mon Dieu que c’est bête un homme
Alors vous pensez 2.

Un seul amant
C’est ennuyeux,
C’est monotone et soupçonneux
Tandis que 2, c’est vraiment mieux
Mon Dieu que les hommes sont bêtes
On les ferait marcher sur la tête
Facilement,
Je crois
Si par malheur ils n’avaient pas à cet endroit précis des ramures de bois qui leur vont
et leur font un beau front
Ombrageux

Je ne sais pas comment nous sommes, nous sommes, nous sommes,
Mais mon Dieu, que c’est bête un homme, un homme, un homme,
Mon Dieu que c’est bête un homme
Alors vous pensez 2.


5 – « Une sorcière comme les autres » (d’Anne Sylvestre)

S’il vous plaît
Soyez comme le duvet
Soyez comme la plume d’oie
Des oreillers d’autrefois
J’aimerais
Ne pas être portefaix
S’il vous plaît
Faites-vous léger
Moi je ne peux plus bouger

Je vous ai porté vivant
Je vous ai porté enfant
Dieu comme vous étiez lourd
Pesant votre poids d’amour
Je vous ai porté encore
A l’heure de votre mort
Je vous ai porté des fleurs
Vous ai morcelé mon cœur

Quand vous jouiez à la guerre
Moi je gardais la maison
J’ai usé de mes prières
Les barreaux de vos prisons
Quand vous mouriez sous les bombes
Je vous cherchais en hurlant
Me voilà comme une tombe
Et tout le malheur dedans

Ce n’est que moi
C’est elle ou moi
Celle qui parle
Ou qui se tait
Celle qui pleure
Ou qui est gaie
C’est Jeanne d’Arc
Ou bien Margot
Fille de vague
Ou de ruisseau

C’est mon cœur
Ou bien le leur
Et c’est la sœur
Ou l’inconnue
Celle qui n’est
Jamais venue
Celle qui est
Venue trop tard
Fille de rêve
Ou de hasard

Et c’est ma mère
Ou la vôtre
Une sorcière
Comme les autres

Il vous faut
Être comme le ruisseau
Comme l’eau claire de l’étang
Qui reflète et qui attend
S’il vous plaît
Regardez-moi je suis vraie
Je vous prie
Ne m’inventez pas
Vous l’avez tant fait déjà
Vous m’avez aimée servante
M’avez voulue ignorante
Forte vous me combattiez
Faible vous me méprisiez
Vous m’avez aimée putain
Et couverte de satin
Vous m’avez faite statue
Et toujours je me suis tue

Quand j’étais vieille et trop laide
Vous me jetiez au rebut
Vous me refusiez votre aide
Quand je ne vous servais plus
Quand j’étais belle et soumise
Vous m’adoriez à genoux
Me voilà comme une église
Toute la honte dessous

Ce n’est que moi
C’est elle ou moi
Celle qui aime
Ou n’aime pas
Celle qui règne
Ou qui se bat
C’est Joséphine
Ou la Dupont
Fille de nacre
Ou de coton

C’est mon cœur
Ou bien le leur
Celle qui attend
Sur le port
Celle des monuments
Aux morts
Celle qui danse
Et qui en meurt
Fille bitume
Ou fille fleur

Et c’est ma mère
Ou la vôtre
Une sorcière
Comme les autres

S’il vous plaît
Soyez comme je vous ai
Vous ai rêvé depuis longtemps
Libre et fort comme le vent
Libre aussi
Regardez je suis ainsi
Apprenez-moi n’ayez pas peur
Pour moi je vous sais par cœur

J’étais celle qui attend
Mais je peux marcher devant
J’étais la bûche et le feu
L’incendie aussi je peux
J’étais la déesse mère
Mais je n’étais que poussière
J’étais le sol sous vos pas
Et je ne le savais pas

Mais un jour la terre s’ouvre
Et le volcan n’en peux plus
Le sol se rompt
On découvre des richesses inconnues
La mer à son tour divague
De violence inemployée
Me voilà comme une vague
Vous ne serez pas noyé

Ce n’est que moi
C’est elle ou moi
Et c’est l’ancêtre
Ou c’est l’enfant
Celle qui cède
Ou se défend
C’est Gabrielle
Ou bien Eva
Fille d’amour
Ou de combat

C’est mon cœur
Ou bien le leur
Celle qui est
Dans son printemps
Celle que personne
N’attend
Et c’est la moche
Ou c’est la belle
Fille de brume
Ou de plein ciel

Et c’est ma mère
Ou la vôtre
Une sorcière
Comme les autres

S’il vous plaît
Faites-vous léger
Moi je ne peux plus bouger.


6 – « Bella ciao » (chant italien)

(chant italien qui exprime la protestation des mondine, femmes italiennes qui travaillaient au début du XXe siècle dans les rizières du nord de l’Italie)

Alla mattina appena alzata
O bella ciao bella ciao bella ciao, ciao, ciao
Alla mattina appena alzata
In risaia mi tocca andar.

E fra gli insetti e le zanzare
O bella ciao bella ciao bella ciao ciao ciao
E fra gli insetti e le zanzare
Un dur lavor mi tocca far.

Il capo in piedi col suo bastone
O bella ciao bella ciao bella ciao ciao ciao
Il capo in piedi col suo bastone
E noi curve a lavorar.

O mamma mia o che tormento
O bella ciao bella ciao bella ciao ciao ciao
O mamma mia o che tormento
Io t’invoco ogni doman.

Ed ogni ora, che qui passiamo
O bella ciao bella ciao bella ciao ciao ciao
Ed ogni ora, che qui passiamo
Noi perdiam la gioventù.

Ma verrà un giorno che tutte quante
O bella ciao bella ciao bella ciao ciao ciao
Ma verrà un giorno che tutte quante
Lavoreremo in libertà.


7 – « La grève des mères » (paroles de Georges Montéhus et musique de Raoul Chantegrelet)

Puisque le feu et la mitraille,
Puisque les fusils, les canons,
Font dans le monde des entailles
Couvrant de morts les plaines et les vallons,
Puisque les hommes sont des sauvages
Qui renient le dieu fraternité,
Femmes debout ! Femmes à l’ouvrage !
Il faut sauver l’humanité.

Refrain :
Refuse de peupler la terre
Arrête Ta fécondité
Déclare la grève des mères
Aux bourreaux crie ta volonté
Défends ta chair, défends ton sang.
À bas la guerre et les tyrans !

Pour faire de ton fils un homme,
Tu as peiné pendant vingt ans,
Tandis que la gueuse en assomme
En vingt secondes des régiments.
L’enfant qui fut ton espérance,
L’être qui fut nourri en ton sein,
Meurt dans d’horribles souffrances,
Te laissant vieille, souvent sans pain.

Refrain

Est-ce que le ciel a des frontières ?
Ne couvre-t-il pas le monde entier ?
Pourquoi sur terre des barrières ?
Pourquoi d’éternels crucifiés ?
Le meurtre n’est pas une victoire
Qui sème la mort est un maudit
Nous ne voulons plus, pour votre gloire,
Donner la chair de nos petits.

Refrain


8 – « La lega » (chant italien)

(chant italien qui exprime la protestation des mondine, femmes italiennes qui travaillaient au début du XXe siècle dans les rizières du nord de l’Italie)

Sebben che siamo donne
paura non abbiamo
per amor dei nostri figli
per amor dei nostri figli
sebben che siamo donne
paura non abbiamo
per amor dei nostri figli
in lega ci mettiamo

A oilì oilì oilà e la lega crescerà
e noialtri lavoratori, e noialtri lavoratori
a oilì oilì oilà e la lega crescerà
e noialtri lavoratori vogliamo la libertà

E la libertà non viene
perché non c’è l’unione
crumiri col padrone
crumiri col padrone
e la libertà non viene
perché non c’è l’unione
crumiri col padrone
son tutti da ammazzar

Sebben che siamo donne
paura non abbiamo
abbiam delle belle buone lingue
abbiam delle belle buone lingue
sebben che siamo donne
paura non abbiamo
abbiam delle belle buone lingue
e ben ci difendiamo

E voialtri signoroni
che ci avete tanto orgoglio
abbassate la superbia
abbassate la superbia
e voialtri signoroni
che ci avete tanto orgoglio
abbassate la superbia
e aprite il portafoglio

A oilì oilì oilà e la lega crescerà
e noialtri lavoratori, e noialtri lavoratori
a oilì oilì oilà e la lega crescerà
e noialtri lavoratori
i vuruma vess pagà
A oilì oilì oilà e la lega crescerà
e noialtri lavoratori, e noialtri lavoratori
a oilì oilì oilà e la lega crescerà
e noialtri lavoratori vogliamo la libertà


« On parle de parité » (de Femmouzes T.)

Spécialement dédicacé
Aux routières, aux câblières
Infirmières, jardinières
Pâtissières, tapissières
Biscuitières, joaillières
Téléphonistes, machinistes.

Aux fleuristes, aux choristes
Aux urbanistes, aux ébénistes
Aux pépiniéristes, aux satiristes
Aux coloristes, aux courriéristes
Aux chimistes, aux hygiénistes
Aux trompettistes, aux trapézistes.

Refrain (x2) :
On parle d’égalité
On parle de parité
Mais les femmes qui travaillent
N’ont pas gagné la bataille
On parle d’égalité
On parle de parité
Mais les femmes qui travaillent
Ont pas fini de batailler.

Dédicacé aux géologues
Psychologues, aux sociologues
Sinologues, aux philologues
Aux éthologues, aux graphologues
Archéologues, paléologues,
Aux marinières, aux fermières.

Aux costumières, aux couturières
Aux façonnières, aux gantières
Aux lingères, aux ménagères
Aux guichetières, aux secrétaires
Aux romancières, aux aventurières
Vas-y…continue la liste !

Téléphonistes, machinistes
Economistes, violonistes
Etalagistes, paysagistes
Métallurgistes, aquarellistes
Carriéristes, archivistes
Journalistes, modélistes.

(refrain x2)

Dédicacé aux serveuses
Aux chroniqueuses, aux visiteuses
Aux chercheuses, aux enquêteuses
Aux ajusteuses, aux acheteuses
Aux chanteuses, aux danseuses
Inspectrices ou perforatrices.

Dessinatrices, créatrices
Animatrices, opératrices
Réalisatrices, productrices
Educatrices, monitrices
Compositrices, cantatrices
Aux galériennes, aux magiciennes.

Aux historiennes, aux bohémiennes
Aux grammairiennes, aux physiciennes
Aux techniciennes, aux gardiennes
Aux électriciennes, aux mécaniciennes
Aux comédiennes, aux pharmaciennes
Aux musiciennes femmouziennes…

À toutes celles saisonnières,
CDIères ou journalières,
Qui pour un travail égal
À celui que font les mâles
Et à qualification égale
Touchent moins, c’est pas normal.

(refrain x4)


« Eternelle » (paroles de Brigitte Fontaine)

Je veux être aimée pour moi-même
Et non pas pour mes ornements
Je veux être adorée quand même
Sans cheveux, sans chair et sans gants

Belle dans le simple appareil
D’une femme arrachée au sommeil
Eternel… Eternel

Avec des habits c’est facile
Avec des bijoux des fourrures
J’aime ce qui est difficile
Je veux être aimée sans parure

Je veux être aimée pour ma peau
Et non pas pour des peaux de bêtes
Aimée pour la soie de mon dos
Et non pour les soies qui me vêtent

Belle dans le simple appareil
D’une femme arrachée au sommeil
Eternel… Eternel

Avec des cheveux, c’est facile
On peut se cacher derrière eux
J’aime ce qui est difficile
Je veux être aimée sans cheveux

Je veux être aimée pour mon crâne
Pour mon petit os pariétal
Je veux que les hommes se damnent
Pour mon charmant occipital

Belle dans le simple appareil
D’une femme arrachée au sommeil
Eternel… Eternel

Avec des chairs c’est trop facile
C’est vulgaire et c’est malhonnête
J’aime ce qui est difficile
Je veux qu’on aime mon squelette

Je veux être aimée pour le pire
Je veux être aimée pour mes os
Je veux que les hommes délirent
Comme des chiens sentimentaux

Belle dans le simple appareil
D’une femme arrachée au sommeil
Eternel … Eternel


« L’hymne des femmes » (chant traditionnel féministe)

Nous qui sommes sans passé, les femmes
Nous qui n’avons pas d’histoire
Depuis la nuit des temps, les femmes
Nous sommes le continent noir.

Refrain :
Levons-nous femmes esclaves
Et brisons nos entraves
Debout, debout, debout !

Asservies, humiliées, les femmes
Achetées, vendues, violées
Dans toutes les maisons, les femmes
Hors du monde reléguées.

Refrain

Seules dans notre malheur, les femmes
L’une de l’autre ignorée
Ils nous ont divisées, les femmes
Et de nos sœurs séparées.

Refrain

Le temps de la colère, les femmes
Notre temps, est arrivé
Connaissons notre force, les femmes
Découvrons-nous des milliers !

Refrain

Reconnaissons-nous, les femmes
Parlons-nous, regardons-nous,
Ensemble, on nous opprime, les femmes
Ensemble, révoltons-nous !

Refrain

3 réflexions sur “CD / paroles

  1. A propos de l’hymne des femmes: en fait, c’est devenu un chant traditionnel féministe: l’hymne des femmes a repris l’air du Chant des Marais (chant de déportés allemands) et les « Petites Marguerites » ont écrit en 1971 de nouvelles paroles pour en faire un chant de femmes.

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